scènes de la Bande Dessinée quotidienne

 

SBDQ

 

Les dessins de Benoît Joly, c’est d’abord ses mains qui obéissent à l’histoire de cette intrigante et inaliénable relation qu’il a bâti entre le papier et les inscriptions incisives de ses crayons. À son bureau, comme dans un laboratoire, il construit des dessins qui ne se referment jamais sur eux-mêmes. Au contraire, ils se déploient vers l’autre, ouverts et mobiles. Ils surgissent d’un duel de paume noircie, sans totalité achevée, en présence ou sous l’influence du spectacle quotidien. Des dessins existant à travers l’illumination, lucide et critique, d’une volonté bienveillante de voir.

Par tous les chemins de l’esprit, l’éloge du tactile, l’éloge de la sensualité, le refus de l’ordre se superposent au formalisme sévère. Les dessins de Benoît Joly ont un langage doté de règles qui peuvent être comprises ou ignorées. Leur revendication d’une beauté ainsi que leur apparition convulsive célèbrent une réalité subite. Ces dessins apparaissent comme un choc violent, une cruauté splendide, commandant une discrétion à la fougue et au sens tragique des crimes de la splendeur. Structure spatiale, sensation tellurique et température chromatique résultent d’une contemplation assidue ; ils signifient aussi faire sans être vu, sans médiation, par une simplification « machinique » agitée et turbulente.

Comme une promesse flottant librement, les révélations clairvoyantes des cahiers de dessins de Benoît Joly précisent l’incertitude sans dire…

Paryse Martin PhD
Artiste en arts visuels et chargée d’enseignement
École des arts visuels, Université Laval

 

 

 

Format 28 cm X 43 cm X 1,5 cm
92 pages couleur
Couverture rigide toilée, reliure à vis

 

ISBN : 978-2-923701-32-5

 

$49,95